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Revoir l’émission « Ensemble, réinventons le funéraire »

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Découvrez ou redécouvrez notre « Ensemble, réinventons le funéraire »

 

Quelques jours avant, Christian de Cacqueray (Previseo) et Jean Exner (CMA) nous présentaient l’ambition de la plateforme et de l’émission. Retrouvez ici leurs réponses.

Quel sera le contenu de reinventonslefuneraire.com ? Quelles visées a le site ? Toutes les idées seront-elles bienvenues ? Christian de Cacqueray (Préviséo) et Jean Exner (Chambre des métiers de l’artisanat de Haute-Vienne) répondent.

 

Vous lancez reinventonslefuneraire.com, site d’information sur l’innovation funéraire. Que s’agit-il de « réinventer » ?

CDC et JE:  « Le secteur n’est pas toujours suffisamment conscient des évolutions sociétales qui font évoluer les comportements face à la mort, au deuil et à l’hommage au défunt. Réinventer le funéraire, c’est donc s’imprégner sans cesse des aspirations de nos contemporains pour repenser les objets, les monuments, les services et ce, sans tabou ».

 

De quels innovateurs parlera le site ?

JE: « Il ne traitera pas que des artisans ou des start-up du digital. Les agences de pompes funèbres, les mairies, les associations sont aussi des pourvoyeurs de nouveaux services, de produits et d’inventivité – dès lors, ils auront aussi leur place. Ce qui importe, est que, dans la plus grande fluidité, leurs idées soient relayées par le site, et mieux connues des familles ou du secteur, comme des pouvoirs publics, des instances professionnelles, des chercheurs, des étudiants, etc. Le funéraire est cloisonné, ce site l’aidera à faire circuler les idées.

 

Le secteur est-il créatif ?

CDC: « Oui, il l’est, mais il ne le fait pas forcément savoir. Il faut comprendre que lors d’un décès, les besoins de consolation des familles sont réels mais souvent enfouis dans le non-dit. L’innovation doit donc percer ce non-dit, rendre explicite ce qui ne l’est pas. Nous voulons stimuler l’envie d’innover dans ce domaine, si sensible pour l’humain. A titre personnel, dans le domaine des services, si je considère les innovations qui ont enrichi récemment les pratiques professionnelles, je pense à Inmemori. Mais je constate, au regard du besoin de réconfort dans lequel sont les « vivants » en deuil, que la moisson d’innovations est trop faible. En offrant une vitrine, nous amorcerons un cercle vertueux. Quand les internautes auront consulté Reinventonslefuneraire, ils se diront « Il se passe des choses dans le funéraire – ça me donne des idées ! ».

JE: Oui, Reinventonslefuneraire n’aura pas de peine à présenter au fil des semaines, son flot de personnes ou d’initiatives inspirantes. Le funéraire est plus inventif que son image le laisse entendre. Ce site va le désinhiber. Non seulement il montrera une innovation « en marche », mais encore, dont le rythme s’accélère. Les familles verront la diversité des produits et de services à leur disposition, les opérateurs, artisans ou pas, pourront revisiter leur design, trouver de nouveaux partenaires, annoncer des lancements …

 

Toutes les innovations seront-elles bienvenues ?

CDC: Oui, à condition qu’elles aient un sens pour les clients finaux. Cela signifie que nous serons attentifs à valider qu’une innovation, dès lors qu’elle est en lien avec les obsèques et la mémoire des défunts, contribue à la consolation et la paix des vivants. Nous aurons donc un esprit critique et responsable afin de veiller à ne pas donner trop de place à des innovations légères, trompe l’œil ou sans garanties de pérennité.

 

Quel est le sens de votre union qui a démarré fin 2018, avec la co-organisation d’un concours d’innovation ?

JE: Chacun a un « terrain de jeu »; nous, c’est l’offre de produits (1). Nos artisans ont du talent, nous les aidons à se renouveler, à repenser leurs productions. Mais par son contact avec les familles endeuillées, son attention au respect des défunts. Préviséo apporte à nos adhérents – et aux artisans de France – sa sensibilité aux attentes des consommateurs.

CDC: J’ajouterais que l’alliance de nos deux entités symbolise le mariage de ce qu’on appelle, en informatique, le soft et le hard. Le hard, c’est l’artisan, représenté par la chambre, qui apporte des prestations matérielles : monuments, urnes…. Le soft, nous l’incarnons en tant que plate-forme d’assurance obsèques, et via les services immatériels que nous proposons aux familles des souscripteurs lorsqu’ils décèdent. Grâce à ce partenariat, nous couvrons un vaste champ de l’innovation au bénéfice des familles endeuillées.

 

A propos du Grand Direct auquel vous nous conviez le 9 décembre : quel message souhaitez-vous porter à cette occasion ?

JE: L’émission visera d’abord les prestataires, à qui il s’agira de faire comprendre que les attentes en matière de rites, les usages lors d’un décès, changent et qu’ils peuvent investir dans la créativité. Ils trouveront certainement un écho chez les familles, les gestionnaires de cimetières ou les agences de pompes funèbres. L’autre cible du Grand direct, ce sont les familles en deuil (ou qui se penchent sur une mort), dont le nombre ira croissant tous les ans d’ici 2050. Elles doivent prendre confiance dans leurs exigences – il est normal de respecter les usages, mais aussi de les faire évoluer – et les professionnels : de nouvelles propositions existent, qu’elles les regardent, les considèrent voire les achètent. Tout est possible.

CDC: Nous allons explorer ce que la crise sanitaire a révélé comme besoins et comment l’innovation funéraire peut y répondre. Plus largement, nous verrons comment le deuil est impacté, les réponses qu’Internet peut apporter, la façon dont les jeunes s’emparent de ces outils nouveaux… Le moment est important : au cœur d’une crise inédite et qui s’éternise, nous avons transformé un projet de réunion en présentiel en une initiative digitale. Pourquoi ? Pour révéler l’ampleur des enjeux de la situation que nous vivons: la mort est revenue au « premier plan ». Le Grand direct va saisir ce mouvement qui est peut-être un retournement. De plus, symboliquement, nous voulons prendre l’initiative, crise ou pas crise, en inventant des formats nouveaux. C’est de bon augure pour le site: quand on veut stimuler l’innovation, on montre l’exemple !

 

Une innovation réussie, c’est…

CDC: « … un réconfort pour les familles ».

JE: «… un service qui satisfait familles et entreprises ».

 

Christian de Cacqueray, le concours Innovation avait remporté un succès. Annoncez-vous une suite ?

Rien n’est décidé encore. Reinventonslefuneraire me mobilise, même si je suis sûr qu’une deuxième édition compterait à nouveau son lot de candidatures. Ce concours, premier du genre, avait contribué à sortir des innovateurs de leur isolement, en favorisant l’émergence d’une communauté d’intérêt et en les faisant mieux connaitre. Le site, avec son annuaire, ses actualités, ses débats, remplira cet office de manière pérenne.

 

Jean Exner, un cahier de « tendances », comme dans la mode ou le mobilier, est prévu sur Reinventonslefuneraire. Pouvez-vous citer des tendances actuelles ?

Une tendance oriente un marché, pour disparaitre ou s’inscrire dans la durée. Ces temps-ci, le développement durable et la personnalisation sont prégnants, comme la délégation d’entretien de sépulture ou la mue paysagère des cimetières. Le site en partagera régulièrement. Ces tendances seront nourries de ce qui se passe dans les cimetières et chez les professionnels, ou de ce qui se dit dans les familles.

 

 

 

(1) via le RIIF, réseau dédié à l’innovation funéraire.